POURQUOI CELA COMPTE AUJOURD’HUI
1. Une transition historique est en cours
Nous entrons dans une période où la création de valeur s’accélère dans de nombreux domaines — automatisation, biotechnologies, infrastructures numériques, énergies renouvelables, industries fondées sur les données, nouveaux modèles organisationnels.
Ces changements apparaissent plus rapidement que les grandes transitions précédentes, comme l’industrialisation, l’électrification ou la numérisation.
L’accélération crée des opportunités.
Mais elle pose aussi un défi : nos systèmes sociaux et institutionnels évoluent plus lentement que les technologies qui les transforment.
Cet écart croissant entre vitesse d’innovation et capacité d’adaptation explique pourquoi la visibilité du surplus — et le Dividende de Cohérence — est essentielle aujourd’hui.
2. La technologie avance plus vite que la société
Dans de nombreux secteurs, de nouvelles capacités apparaissent à un rythme que les structures traditionnelles absorbent difficilement :
-
de nouvelles formes de productivité émergent
-
les workflows se réorganisent
-
l’information circule plus vite que la gouvernance
-
les décisions s’accélèrent tandis que la supervision ralentit
-
les interactions intersectorielles deviennent plus complexes
Pendant ce temps, l’éducation, le marché du travail, l’administration publique et les modèles de gouvernance évoluent à un rythme plus lent.
Ce décalage crée des tensions :
-
les citoyens ressentent de l’incertitude
-
les organisations font face à des perturbations
-
les gouvernements affrontent une complexité croissante
-
la confiance publique s’affaiblit
Une transition stable exige clarté, coordination et cohérence, pas simplement de la vitesse.
3. La création de valeur change, mais nous ne la mesurons pas
Les technologies modernes génèrent de nouveaux types de surplus :
-
surplus opérationnel (efficacité)
-
surplus informationnel (moins d’erreurs, données plus fiables)
-
surplus structurel (meilleure coordination des systèmes)
Mais ces gains restent souvent :
-
invisibles
-
inégalement répartis
-
non mesurés
-
mal compris
Sans mesure :
-
les débats publics dérivent vers l’hypothèse ou la peur
-
les institutions manquent d’éléments pour planifier
-
les bénéfices s’accumulent par défaut, non par conception
-
les sociétés perdent leur capacité à orienter la transformation
Le D-Project propose deux concepts complémentaires :
-
le Dividende de Productivité → ce que les outils créent directement
-
le Dividende de Cohérence → ce que les systèmes gagnent quand la friction diminue
Ensemble, ils offrent un cadre commun pour comprendre la valeur dans les économies modernes.
4. L’inégalité peut croître si le surplus reste invisible
Des institutions comme l’OCDE, le FMI ou la Banque mondiale avertissent que les transformations rapides tendent à élargir les écarts :
-
entre régions
-
entre entreprises
-
entre travailleurs
-
entre ceux qui s’adaptent et ceux qui ne le peuvent pas
Ce n’est pas parce que la technologie est néfaste.
C’est parce que le surplus qu’elle génère n’est ni cartographié, ni mesuré, ni rendu visible.
Si une société ne voit pas d’où vient la valeur,
elle ne peut pas garantir que cette valeur renforce la stabilité à long terme.
La visibilité est la condition préalable de l’équité et de la cohérence.
5. La confiance publique exige la transparence
En période de transformation rapide, la confiance devient la ressource la plus précieuse.
Les citoyens ont besoin de comprendre :
-
comment l’économie évolue
-
où apparaît la nouvelle valeur
-
qui en bénéficie
-
comment la société peut rester stable
La mesure crée de la transparence.
La transparence crée de la confiance.
La confiance crée de la résilience.
C’est pourquoi le D-Project privilégie la clarté, la visibilité et la compréhension partagée, au lieu des prévisions ou de la spéculation.
6. Une meilleure coordination améliore la vie quotidienne
Le Dividende de Cohérence montre que le progrès technologique ne concerne pas seulement l’efficacité brute.
Il touche directement la manière dont les personnes vivent leurs interactions avec les systèmes publics et institutionnels.
La cohérence se traduit par :
-
des démarches administratives plus simples
-
moins d’étapes répétitives
-
des services plus rapides
-
moins de contradictions entre institutions
-
des règles et procédures plus claires
-
des interactions plus prévisibles
Quand la cohérence augmente, les personnes se sentent :
-
respectées
-
informées
-
moins anxieuses
-
davantage soutenues par leurs institutions
C’est ainsi que l’amélioration structurelle devient amélioration vécue.
7. Un récit partagé pour un avenir partagé
Les sociétés ont besoin d’un cadre pour parler du changement technologique qui soit :
-
calme
-
constructif
-
non partisan
-
accessible
-
fondé sur des faits observables
Le cadre Dividende de Productivité + Dividende de Cohérence apporte ce récit.
Il met l’accent sur :
-
la visibilité
-
la stabilité
-
l’équité
-
le rôle civique
-
le bien-être collectif
Cela compte maintenant parce que la fenêtre pour façonner cette transition est ouverte aujourd’hui.
Elle ne restera pas ouverte indéfiniment.
8. Conclusion : La clarté est le premier pas vers la prospérité
Nous sommes au début d’une nouvelle ère de création de surplus.
Si nous comprenons ce surplus — clairement, collectivement, transparent — nous pouvons transformer le progrès structurel en prospérité partagée.
Pourquoi cela compte maintenant est simple :
-
la transformation s’accélère
-
les sociétés ont besoin de cohérence
-
les citoyens ont besoin de clarté
-
les institutions ont besoin de références communes
-
la confiance dépend de la compréhension
Le D-Project existe pour offrir cette compréhension —
et pour s’assurer que le surplus renforce la société au lieu de la déstabiliser.